30 jours, 3 pays, 3 façons d’aimer et zéro bagues.
Je ne veux plus faire la guerre au célibat.
J’ai passé un mois en Europe; Pays-Bas, Belgique, France. Un mois pour m’amuser, dormir, rire, manger, prier, aimer ,penser à des ex et essayer de comprendre ma relation au célibat.
Oui, un mois pour faire la totale, comme si j’avais signé un forfait « cœur en chantier » illimité ou que j'avais rien a faire, ce qui est toujours mieux que envoyé dea long textes a un homme…je recommande pas
Oui, tout ça en trente jours. Voir des tableaux à Paris, croiser le prénom d’un certain dans une rue aux Pays-Bas, explorer les grands parcs de Belgique… tout me ramenait à la vie à deux (et à eux).
J’avais décidé d’être honnête avec moi-même : embrasser le célibat, ne penser à personne, aucune peine, juste l’aventure. Mais c’est brutal, surtout quand chaque détour te rappelle l’amour partagé.
Depuis la fin de l’été dernier, ma vie amoureuse est… spéciale (pour ne pas dire chaotique). J’en ai même fait un PowerPoint à Noël. Spoil n1. Mes amies ont rigolé et je parle a peine a tout ces hommes 6 mois apres.
J’ai vu, entendu, ressenti (parfois même inconsciemment) la pression : cette impression que, parce que je ne me mets pas en couple (ou que je ne le veux pas), je suis à part. Autour de moi, tout le monde semble avancer : couples qui se solidifient, bébés, emménagements, projets de mariage, diplômes, carrières… Et moi ? Je suis juste là. Célibataire. Cerise sur le gâteau. Sans rêve.
Être seule m’a forcée à réfléchir à ce que je veux ; en amour, au travail, dans ma vie sociale. Verdict : je suis toujours perdue. Pire encore, je me suis demandé si j’avais vraiment des rêves. Je me sens parfois comme une fausse plante : juste… là. Spoiler bis : la fausse plante a une vie secrète, et oui, elle survit
J’ai 25 ans, coincée entre ce que je « devrais » faire et ce que je veux faire. Ça fait presque un an que je ne pense plus au mariage ni aux enfants. J'essaie de savoir ce qui me donne envie. J’essaie d’aimer le célibat. Parfois, j’y arrive, quand les nuits ne sont pas trop nostalgiques..
Pour moi, chaque ville a une émotion particulière et une réflexion au célibat.
• Amsterdam → hasard.
Des souvenirs, l’aventure, la surprise et la passion. Tout allait vite, je voulais tout. C’est une de mes villes préférées, elle me fera toujours de l’effet, même si pour mon bien, je sais que je devrais et ne pourrai pas y habiter longtemps. On dirait une idylle. Amsterdam, c’est un peu comme ce crush improbable qui te fait tourner la tête mais que tu sais déjà que tu ne garderas pas, trop intense, trop libre, trop désordonné mais que c'est super !
C’est comme vouloir un cupcake juste parce qu’il est beau, pas pour ce qu’il y a dedans. Je me souviens de ce que j’ai voulu manger juste parceque l'emballage était belle. Il y a ses gens beau a l'intérieur et extérieur, avec une relation unique qu'on ne saurait définir et peut être pas comment la terminer. A chaque rencontres c'esttoujours le coup de foudre, une continuité, une aventure jamais perdue.
Parfois, les relations sont comme ça : elles semblent fusionnelles, dynamiques, mais attention à ne pas se perdre. Parce que quand tout est trop parfait, c’est souvent le signe que tu es en train de te mentir un peu. Mais bon, tant que ça fait du bien, pourquoi pas ? Et comment se perdre quand tu vois des prénom familier partout ?
· Bruxelles → le décalage.
C’est la ville où je me suis le plus reposée. J’étais avec de la famille et je me suis sentie en décalage, pas sur la même longueur d’ondes, comme s’il manquait quelque chose alors que tout est là pour que ce soit parfait. J’ai déjà vécu ça : il a tout, aucun problème, mais rien ne fonctionne entre nous. Il fait des efforts, j’essaie, mais rien. Je ne peux pas vraiment quitter Bruxelles, vu que j’ai de la famille, tout comme je ne peux pas le quitter du jour au lendemain. Vous savez cette personne dès que vous la regardez vous vous dites qu'il y a du potentiel, tu le connais, tu vas t'habituer..
Parce que malgré nos divergences, il semble familier, on est attaché et est ce qu'on veut partir ? On devrait partir ? J'essaie de voir au-delà des divergences mais jusqu'à quand.
Bruxelles, c’est un peu la relation « je reste parce que c’est confortable, même si c’est pas passionnant, ca peut changer.》
· Paris → nostalgie.
Je me suis rendu compte que l’on n’oublie jamais vraiment les gens, que l’amour peut être différent. Ne plus être ensemble, mais penser à l’autre, supporter l’autre dans ses rêves, c’est comme si on communiquait par télépathie. Chaque œuvre d’art, chaque sculpture, je me disais : « J’espère que lui aussi un jour sera dans ce musée. » Parce qu’après l’amour, ce n’est pas toujours de la haine, parfois c’est de la tendresse. Même quand je fais semblant, après des semaines à ignorer mes émotions. L'amour, c’est beau. Je suis reconnaissante pour toutes les fois où l’amour m’a visitée.
J’ai réalisé que j’aimerai toujours l’amour autant que j’aime l’art, les stickers sur les poteaux et les margaritas. Sans le vouloir, même si cela semble chaotique, je suis un tableau de toutes les personnes que j’ai aimées. Et de ceux qui ont essayé de m’aimer. J’ai fait de mon mieux.
Et parfois, comme un bon graffiti, ça laisse des traces même quand on ne veut plus les voir.
· Destination surprise : mon cœur
Je me questionne : qu’est-ce que j’aime vraiment ? Qu’est-ce que je veux ? Est-ce normal de ne pas être à l’aise avec les couples ? Pourquoi, avec lui, je n’imaginais pas d’enfants ? Est-ce que je me mens ? Et… est-ce qu’on peut tomber amoureux deux fois ?
Mon voyage m’a apporté une réponse inattendue : je ne veux rien de conventionnel ou de traditionnel. Ce que j’aime vraiment, c’est découvrir. Me sentir seule dans une grande ville, marcher, observer l’architecture, m’arrêter dans un musée. Cette année, c’est la seule chose qui m’a fait me sentir vivante et libre : la curiosité, l’art, la découverte.
Je suis peut-être une hipster du cœur : toujours à la recherche du prochain café insolite, mais en version amour, je me sens comme dans mange, prie, aime avec une note de Sex in the city.
Peut-être que je suis nomade. Alors j’ai décidé que mon rêve serait de parcourir le monde à la recherche d’art, et un jour, de voir en vrai Le Baiser de Gustav Klimt. Il y a quelques chose de beau et tendre, paisible et pationnelle, on peut ressentir et presque vivre ce tableau. Pour quoi pas le vivre également ?
C’est peut-être un rêve étrange. Mais il me ressemble : il ne repose sur personne. Il ne risque pas de s’effondrer si quelqu’un s’en va.
Et en amour ? Ou je me situe?
J’ai décidé d’accepter de laisser venir toutes ces émotions, tous ces sentiments. J’accepte la dualité : je peux ne plus être avec quelqu’un, mais quand même penser à lui. Je peux ne plus partager sa vie, mais quand même vouloir prendre de ses nouvelles, savoir comment il va, et sentir qu’il me manque.
J’ai aimé, essayé sincèrement, et je ne regrette pas. J’ai connu quelqu’un de bien et il continue à l’être. Je vais sûrement réessayer, parce que oui, j’aime l’amour.
J’ai décidé d’accepter cette dualité parce que la vie n’est pas juste grise ou noire ; elle est faite de nuances. Je fais attention à qui je m’ouvre. Je suis plus indulgente avec moi. Je ne suis pas naïve ou faible, dure ou contrôlante, insensible ou froide. Je suis simplement en train d’apprendre à ajuster mes voiles.
Je ne veux plus me définir à travers les mots des hommes, ni à travers le reflet déformé que me donne les autres.
Dans ma vie, il y a des « mais », des « peut-être ». Je change, je grandis, je fais des erreurs, j’apprends, et je fais des choses impressionnantes.
Si j’ai décidé de tout accepter, de ne plus mener la guerre contre moi-même, de ne plus me forcer à être comme la société voudrait que je sois, c’est parce que je ne me reconnais pas dans cette case. Alors je crée la mienne.
Et je change les choses que je ne peux pas accepter.
Je profite de mes 25 ans comme d’un été long et lumineux, de mon temps comme d’un jardin à cultiver. J’ai décidé d’embrasser mon célibat, non comme une absence, mais comme une terre fertile.
Certes, durant mon voyage, j’ai réfléchi. Mais j’ai aussi ri, choisi mes routes, rencontré des âmes, et décidé de ne plus mener de guerre au célibat, simplement parce que c’est une belle aventure, un sentier secret que peu prennent le temps d’aimer.
Ce voyage m’a rappelé l’amour à deux, des connexions passées. Mais entre trois pays, c’est surtout mon propre cœur que j’ai visité, et mon être que j’ai décidé d’aimer. Mon plus grand amour à deux… c’est avec moi-même.
J’ai aimé, j’ai vu, et j’ai vaincu.
❤️
Ce texte est pour quelqu'un d'important et inspirant, j'espère que la personne se reconnaîtra.





J’ai l’impression que la quête de l’amour c’est surtout une quête de soi, un peu une manière de se connaître soi mais a travers l’autre jusqu'à trouver celui qui nous correspond en fonction de ce qu’on sais de soi…