Pourquoi les hommes aiment les femmes inaccessibles (et finissent par tromper la femme qu’ils ont eue)
J’ai remarqué quelque chose de fascinant ces dernières années : les hommes semblent attirés par les femmes dures, difficiles, voire un peu méchantes. Tu sais, celles qu’ils qualifient de “trop”, mais qu’ils ne cessent de poursuivre. J’en suis même venue à dire à une amie : les hommes sont peut-être un peu masochistes. Parce que franchement, depuis que je suis moins centrée sur eux, plus distante, plus exigeante (ou s’enfoutiste) , devine quoi ? Ils sont toujours là, malgré mes tentatives de rester tranquille, sans histoires ou drames ... Comme si ma froideur les réchauffait.
Cette semaine, j’avais que 2 questions en tete, les hommes aiment la douleur et la difficulté? et Pourquoi les hommes trompent…
1. Le masochisme chic
Peut-être que ce n’est pas que moi : les hommes aiment la douleur, ou du moins, le défi. On leur apprend très tôt à “viser haut”, à “ne rien lâcher”, à “conquérir”. Alors forcément, une femme libre, indomptable, qui n’as pas d’intérêt pour eux… devient pour eux un terrain de chasse excitant. Perso je trouve ca malsains, mais bon. C’est un challenge, une quête. Leur désir ne se nourrit pas de la douceur, mais de la résistance.
La femme devient ainsi l’objet d’un défi, une sorte de trophée qui valide leur virilité.
Ce n’est pas tant la femme elle-même qui attire, mais le fait de la conquérir.
Et soyons honnêtes : dans une société où on leur a appris que la virilité passe par la victoire, quoi de plus valorisant que de “gagner” une femme qui ne voulait pas être gagnée ?
C’est la logique du chasseur. Une fois la proie capturée, la chasse perd son sens. Alors, ils repartent chercher une autre aventure.
On peut parler d’une forme de masochisme symbolique? Pas au sens sexuel du terme, mais au sens psychique : ces hommes là semble-t-il sont stimulés par la tension, la résistance, la douleur du rejet possible, car c’est là qu’ils ressentent encore leur puissance et leur désir, et surtout qu'ils doivent travailler 2x plus. Ce qui est en soit problématique de penser comme ca, un non ne suffit pas, c’est comme un pari pour eux ou pire comme si ils entendaient pas (alors que oui).
Ils ne veulent pas tant l’amour, que la preuve de leur pouvoir.
2. Le syndrome de la madone et de la putain.
L’inaccessibilité, leur préliminaire préféré.
Mais ce n’est pas qu’une question d’ego ou d’adrénaline. Il y a aussi un vieux mécanisme psychologique et social (merci a mes cours de psycho et socio) derrière tout ça : le fameux complexe de la madone et de la putain.
Freud en parlait déjà : certains hommes divisent les femmes en deux catégories. Celles qu’on respecte, qu’on épouse, qu’on élève au rang de “femme de maison” (la madone).Et celles qu’on désire, qu’on fantasme, avec qui on ose être animal, vulnérable, libre (la putain). Le problème ? Une fois qu’une femme devient épouse ou mère, elle glisse automatiquement du côté de la madone, sans meme le vouloir. On la perçoit comme pure, digne, mais plus vraiment désirable.
Même la société participe à cette illusion : on ne dit jamais “une mère sexy”. On dit “une bonne mère”. Comme si élever un enfant effaçait ta sensualité. C’est ici que les hommes vont chercher ailleurs ce qu’ils ne s’autorisent plus à vivre dedans :le fantasme, l’interdit, la domination, le jeu. Et la société leur donne des excuses :
“Les hommes sont faits pour chasser”, “C’est juste du sexe”, “Sa femme ne le comprend plus.”
3. Le piège du statut : quand l’amour devient institution
Ce glissement est cruel. Parce qu’en “montant” les marches de la relation ; amie, copine, fiancée, épouse, mère, la femme perd symboliquement sa charge érotique. Elle devient un rôle, un devoir, une fonction.
Pendant ce temps, l’homme, lui, reste perçu comme le même : séducteur, désirant, libre. L’amour devient une institution, et le désir, une désertion.
Et pourtant, la femme reste une femme. Avec le même corps, les mêmes désirs, la même complexité. Ce n’est pas elle qui change, c’est le regard qu’on pose sur elle.
4. Les hommes qui trompent (et pourquoi ils se racontent des histoires pour le faire)
Alors quand certains hommes disent “je l’aime, mais je la trompe” (comme si c'étaitune faveur), ils ne mentent pas toujours : ils confondent souvent amour et désir.
La maîtresse devient ce qu’ils projetaient autrefois sur leur femme : le danger, la nouveauté, l’interdit.
Elle représente tout ce que la routine domestique leur a enlevé : le frisson de la conquête, la possibilité d’être “vivants”. J’ai entendu des phrases du type :“Avec ma femme, c’est différent. Avec ma side chick, je me sens libre.”
“Je ferais jamais ça avec ma femme, je la respecte trop pour ca.”
Et là, tu comprends que le problème, c’est pas la femme : c’est le rapport que certains hommes ont à leur propre désir. Ils ont peur d’assumer selon eux, que le sexe, c’est aussi sale, vulnérable, animal. Et que ça n’a rien d’incompatible avec le respect.
5. Le sexe, la domination et le pouvoir
Parce que soyons claires : le sexe, pour beaucoup d’hommes, reste un terrain de pouvoir. On ne “fait pas l’amour avec” une femme, on “le fait à” une femme.
C’est subtil, mais fondamental. Cette logique transforme la femme en réceptrice, pas en partenaire. L’homme doit et veut dominer…partout. Et si le sexe est “sale”, alors la femme qu’on respecte doit en être épargnée.
C’est la même logique qu’on retrouve dans le travail, la compétition, la sexualité : la conquête vaut plus que la possession.
Ainsi, quand une femme devient “disponible”, “acquise” ou “stable” dans leur vie, le jeu s’éteint. Et c’est peut-être là que tout se joue : certains hommes ne savent pas encore aimer une femme qu’ils désirent, ni désirer une femme qu’ils aiment.
En conclusion
Peut-être qu’au lieu de chercher à plaire, on devrait simplement apprendre à se choisir. Parce qu’une femme qui ne cherche plus à être aimée selon les règles devient soudain… libre. Et c’est peut-être ça, le vrai danger : une femme qui ne joue plus le jeu.
Finalement, ce n’est pas que les hommes aiment les femmes “méchantes” , c’est qu’ils confondent force et menace. Peut-être qu’un jour, ils comprendront qu’aimer une femme n’est pas un combat ou une chasse… mais une chance.
Et ce jour-là, peut-être qu’on saura enfin désirer sans dominer, et aimer sans conquérir , dans cet espace rare où deux libertés se reconnaissent.





Franchement, oui et chapeau pour l’analyse 👏🏾